Trek dans le Parc National de Penang

Si vous êtes de passage en Malaisie et plus précisément sur l’ile de Penang, vous avez peut être entendu parler de son parc national. Mais il est possible que vous soyez dans la même situation que nous, lorsque nous sommes arriver sur l’île.
Pour résumer: Ile de Penang = George Town= street Art ! Car il faut se le dire, Penang est réputée pour son street art situé dans sa vieille ville nommée Georgetown. Mais à part ça, que peut-on faire sur l’île ?
Sans recherche préliminaire tu peux passer à côté de petits joyaux comme entre autre  le parc national de Penang.
Et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui j’ai envie de vous en parler et de vous donner envie d’aller l’explorer.
Petite taille mais grande Bio-diversité !

Après notre découverte du parc, j’ai eu envie d’en savoir plus et après quelques recherches sur la toile, nous nous sommes rendu compte qu’effectivement la taille ne compte pas ! Je vous en dis plus !
De son vrai nom Le Taman Negara Pulau Pinang fait en effet  25.6 km2 et serait composer d’environs 6 différents types d’habitats naturel tel que sa forêt tropicale, des vasières, les plages, les mangroves et les zones marécageuses, des récifs coralliens et le meilleur pour la fin, un lac méromictique (le seul en Asie).
5 sur 6 de ces types d’habitats naturel vous est familier mais le lac méromictique peut être inconnue pour vous ! C’était également le cas pour nous jusqu’à que je pose la question à Mr Google qui m’a proposé de lire un article sur la page wikipedia !
Je vous partage ça ici !

Un lac méromictique est un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d’une fois par an, et pour certains moins d’une fois par décennie ou siècle, voire moins souvent.
Le faible taux de renouvellement et de brassage des eaux, qui se traduit par une stabilité inhabituelle de la colonne d’eau a notamment des conséquences écologiques, hydrauliques biogéochimiques et limnologiques, avec parfois de véritables zones mortes, anoxiques, qui peuvent perdurer ou être cycliques. Ces zones mortes abritent des espèces microbiennes adaptées à ce milieu.

Let’s trek !

Nous avons parcouru le parc durant le mois d’avril 2019. Ce qu’il faut savoir sur la Malaisie c’est que la saison des pluies commence généralement fin du mois de Mars pour la partie Ouest du pays.
La température est donc très élevée tout comme le taux d’humidité ! La pluie se faisait présente seulement en fin de journée et cela n’était même pas quotidien.

Nous nous sommes rendu au parc depuis George Town où se trouvait notre guesthouse. Nous avons loué un scooter pour la journée pour le prix de 30 RM et après 30 minutes nous sommes arrivé à destination.
L’entrée du parc est gratuite, il vous suffit simplement de vous enregistrer et choisir quel trek vous voulez faire. Nous avons choisi Turtle Beach car il était le plus long  (environ 1h30-2h pour l’aller). De plus le sentier menant à Monkey Beach n’était pas accessible à cause de la destruction partiel de se dernier causé par un très gros orage survenu quelques semaines plus tôt !
Il nous a fallu qu’une quinzaine de minutes pour nous rendre compte que le trek était plus difficile que ce que nous pensions ! Non pas à cause de la difficulté du sentier mais à cause de la température et du taux d’humidité dans l’air ! À savoir, nous avons commencé le trek tôt le matin car nous pensions pouvoir éviter la chaleur étouffante du mois d’Avril ! Ce fut un échec total !! N’oubliez pas de prendre de l’eau avant de partir ! Beaucoup d’eau !!

Stop relying on your eyes !

Il est vrai que nous avons tous tendance à utiliser majoritairement nos yeux en laissant de coté nos autres sens ! En forêt vous pouvez marcher pendant des heures sans pour autant apercevoir quelques choses ! Mais si vous écoutez attentivement, il est facile de se rendre compte à quelques point votre environnement est riche !
Vous allez me dire « ok c’est cool mais mes oreilles ne peuvent pas voir les animaux et je veux plus que simplement  les entendre » Mais vos oreilles peuvent vous permettre d’apercevoir des choses que vous n’auriez peut être pas vu si vous auriez simplement marcher le long du sentier sans prêter attention aux bruits qui vous entour !
Le parc regroupe une cinquantaines d’espèces d’oiseaux et plus de 140 différents espèces reptiles et de mammifères sans oublier les milliers d’insectes qui pour certains sont extrêmement bruyant !
Le parc regorge également de milliers d’espèces de plantes et champignons dont des orchidées, des plantes carnivores et également des plantes médicinales.

Le silence est d’or et la récompense n’a pas de valeur !

Écouter et avancer sans bruit est LA règle d’or pour avoir une chance de faire de belles rencontres avec la faune sauvage! Nous essayons de repérer les petits cris venant des cimes des arbres, dans un premier temps je suis persuadé qu’il s’agit de singes mais notre première rencontre fut des oiseaux. Tout en restant silencieux (c’est ce que je croyais mais pas vraiment en faite) je tentes de me déplacer afin de capturer  cette petite créature à plume dans ma boite à photo, mais bien entendu je ne devais pas être assez silencieux et au premier mouvement il s’envola bien trop loin pour que je puisse correctement l’apercevoir ! Après quelques minutes de silence total et sans me déplacer d’un poil il réapparu et c’est seulement grâce à se bruit si caractéristique que j’ai pu enfin le voir! S’était un pivert!
Un peu plus loin nous avons fait la rencontre d’un Calao. Cet oiseau me donne l’impression de faire un bond dans le jurassique! Je ne pourrais vous dire si c’est à cause de son regard, de son bec ou à cause de son comportement mais cette oiseau en impose!
En continuant notre chemin nous faisons une autre magnifique rencontre ! Cette fois ci les bruits venant des cimes des arbres n’étaient pas ceux d’oiseaux mais celle d’un groupe de primate!  Il est assez reconnaissable du fait de ses taches blanches autour de la bouche et des yeux et après une rapide recherche sur internet j’ai pu mettre un nom sur cette créature à poil : le semnopithèque obscur.
C’est fou à quel point être silencieux en forêt ou en jungle peut-être facilement récompenser par de fabuleuse rencontre ! Et cela nous ouvre encore plus les yeux sur la chance que nous avons de vivre dans un monde où la biodiversité est encore belle et présente malgré tout le mal que nous pouvons lui infliger…

Vers la fin du sentier, nous arrivons à Pantai Karachut la fameuse plage où viennent pondre les tortues. Cette étendue sablonneuse est un lieu de prédilection pour la nidification des tortues vertes du mois d’avril à août, et pour la tortue olivâtre de septembre à février.
Non loin des rochers nous avons eu une chance exceptionnelle ! Nous avons pu observer une famille de loutre de mer prendre leurs déjeuner !  Selon les guides du parc, il est assez rare d’en apercevoir. Non loin de la un gros varan prenait le soleil sans se préoccuper de nous. Pour le coup je pense que nous étions juste au bon endroit au bon moment !

C’est également l’endroit où l’eau salée venant de la mer entre dans ce fameux lac méromictique. J’aurais pensé pouvoir observer de nombreux oiseaux mais malheureusement ce ne fut pas le cas.
Il n’est pas possible de se baigner sur cette plage au risque de vous noyer ou d’être mortellement piqué par les méduses vivant le long de la côte ! Un panneau vous met en garde du danger de s’aventurer dans l’eau en affichant le nombre de décès des années précédentes. Mais cela ne vous empêchera pas d’y faire une pause sur la plage avant de repartir !
Vous pourrez également visiter le sanctuaires pour tortues permettant aux tortues blesser d’y être soigner avant d’être relâcher dans la nature.

Pour conclure, ce court trek fut intense physiquement et émotionnellement. Nous avons eu la chance d’y apercevoir de nombreux animaux dans un parc national qui est le plus petit de Malaisie ! Nous vous recommandons à 100% d’y faire un tour si vous avez un pied à Penang !