Un Peu De Repos sur Koh Tonsay

Rabbit Island, « Koh Tonsay ».

Départ pour Rabbit Island

Après nos balades autour de la ville de Kep, nous avions envie de sable fin et de farniente. L’île du Lapin connu également sous le nom de Koh Tonsay, est une petite île cambodgienne située au large de Kep à environ 30 minutes de bateau dans le Golfe de Thaïlande. Malheureusement, il n’y a pas de lapin sur cette île, son nom est dû au fait de sa forme qui ressemblerait à l’animal (mais je cherche toujours la forme du lapin). Nous prenons donc un bateau tôt le matin en direction de celle-ci, notre groupe sommes les seuls sur ce bateau ressemblant fortement aux « Long-tail » Thaïlandais. L’embrun nous rafraîchis le visage sans le soleil qui lui a du mal, a passer aux travers des petits nuages.
La mer est calme, aucunes vagues à l’horizon ainsi la traversé se fait rapidement.


Lorsque le bateau débarqua sur l’île, nous prenons conscience que ce lieu sera parfait pour prendre un peu de repos, car même en voyage, il faut savoir se mettre en off, cela servira à reprendre de l’énergie. Et oui la vie d’un globe trotteur ça fatigue !

À la conquête de l’île

La plage sur laquelle nous avons débarqué est la principale de l’île, de petits bungalows situés en retrait donne un caractère de « Robinson Crusoé ». Les logements sont plutôt rudimentaire, il y a de l’électricité qu’entre 18h et 22h chaque jours. Nous voulions nous déconnecter, ici se sera parfait ! Après avoir choisi où nous allions dormir les prochains jours, car le choix fut assez limité car seulement 3-4 familles tiennent les différents bungalows, une envie d’aventure nous prend et l’on décide de se lancer dans l’exploration de l’île. Nous marchons quelques minutes avant d’atteindre une petite crique, avec les mêmes caractéristiques de la plage de notre arrivé : petits cailloux et coquillages, eau turquoise et après quelques mètres dans l’eau voilà le tour du sable blanc qui fait son apparition.

Nous avions entendu parler qu’il y avait un petit coin snorkeling de l’autre côté de l’île, de se fait nous ne nous attardons pas et continuons notre expédition. Longeant la plage une zone plus sauvage ressemblant au mangrove s’offre à nous, celle ci ressemble étrangement à celle que nous avions pu observer à Krabi durant notre périple en Thaïlande. De nombreux palétuviers avec leurs racines-échasses, font du passage un terrain accidenté. Au vu de la difficulté du terrain, la forêt restait notre meilleure option enfin c’est ce que nous croyons mais ce ne fut pas le cas. La végétation y était dense et les nombreux insectes plutôt voraces, de se fait nous retournons longer la plage.

L’envers du décor

Après quelques péripéties et petites égratignures nous y arrivons ! Mais se fut avec stupéfactions que l’on tomba sur des tas d’immondices ainsi qu’une eau boueuse pleines d’algues et de curieux filets de pêches. Quand je parle d’envers du décor, ici se n’est pas qu’une image malheureusement. Il y a l’odeur de la marais, du poisson en décomposition ainsi que tous les déchets humains venus du continent, cela nous fait fuir les lieux. Nous continuons tout de même notre chemin car l’heure tourne, et ne voulons pas rentrer dans le noir. Le chemin y est encore long et une nouvelle fois nous devons affronter la mangrove mais cette fois ci elle eut le dernier mot, obligeant notre équipe à rejoindre la jungle. Déterminé à rentrer pour profiter d’une eau claire et rafraichissante, malgré les grognements de désapprobation de notre amie Laura. Se fut bien par la jungle que nous continuons, l’air y est humide et lourd. Forçant le passage entre les branches quand soudain un homme dans un arbre décrochant de grosses bogues, voyant notre air perdu nous indique gentiment la direction du chemin à prendre.

Même avec cette aide providentiel on ne voit absolument pas ce fameux passage et décidons de tenter notre chance à travers les lianes se trouvant devant nous. Chanceux le sentier apparaît et nous guida jusqu’à la maison de l’homme. L’escapade fut simple et mena notre groupe par la suite jusqu’à la plage principale qui était notre point de départ. Nous sommes sales pleins d’égratignures et affamés, il faut savoir que le tour de l’île nous pris environ 3 heures. Direction l’eau pour se rafraichir dans un premier temps.

Apprécier le moment présent

Suite à notre baignade suivie d’une bonne douche revigorante à l’eau froide évidemment, nous nous mettons en quête d’un endroit où manger. La responsable des bungalows où nous logeons nous accueille, une jeune femme maman de deux petits crapauds aux magnifiques sourires. C’est durant ces quelques jours que nous avons pu lier des liens avec ses enfants ainsi qu’avec elle, car même si nous parlions pas la même langue et que son anglais était plutôt limité. Il y avait un bel échange entre humain venant d’horizon complètements différents et si nous voulions voyager à travers le monde c’est aussi et surtout pour cela. Nous avons passé beaucoup de temps avec les petits âgés de 3 et 5 ans, aussi le matin nous l’aidions à mettre en place chaises et tables ainsi que les chaises longues en bord de plage ce qui nous faisait nous sentir comme dans notre famille. Un soir Jérémy aida même à coucher les petits mais au final il l’est excita plus qu’autre chose en jouant avec eux.

Je pense que l’on aurait pu rester encore quelques temps sur cette île juste pour partager encore plus. Nous en garderons de magnifique souvenir.

Le fameux Plancton bioluminescent

Sur Koh Tonsay, il est possible de voir du plancton phosphorescent si vous n’avez pas peur de nager dans la mer dans le noir complet !
Parlons science, « La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par un organisme vivant résultant d’une réaction chimique au cours de laquelle l’énergie chimique est convertie en énergie lumineuse. La bioluminescence peut être générée par des organismes symbiotiques hébergés au sein d’un organisme plus grand. Le composé chimique à l’origine de la luminescence est la luciférine. Celle-ci émet de la lumière en s’oxydant grâce à l’intervention de la luciférase, une enzyme. La réaction chimique peut avoir lieu à l’intérieur ou à l’extérieur de la cellule. »

Nous entrons dans l’eau avec vers 22 heures après que toutes les lumières de l’île soit éteinte, seule les lumières de la ville sont visibles à l’horizon. Le principe est de faire des mouvements rapide dans l’eau afin d’apercevoir les petits organismes s’illuminer. Quand nous commençons à en apercevoir, nous nous enfonçons un peu plus dans les eaux sombres jusqu’à ne plus avoir pied. Il est impossible de ne pas penser à ce qu’il peut bien y avoir sous nos pieds ou nageant autour de nous mais l’euphorie prend le dessus quand la mer s’illumine de petits éclairs bleus tout autour de vous. Quelques minutes plus tard, nous nous rapprochons de la plage car nous commençons à avoir légèrement froid. Toutefois, le plancton brille encore entre nos jambes et nous restons quelques minutes de plus à courir comme des enfants. La nature est quand même incroyable et ne cesse de nous surprendre chaque jour depuis que nous avons quittons notre douce France. Apprécier chaque moment, vivre des moment incroyable, partager, échanger, rire, tels est la beauté du voyage.

Le lendemain matin, notre ami Sylvain nous quitta plus tôt pour rejoindre la région du Mondolkiri. Après des adieux et une promesse de se voir en France ou en Australie, il monta dans le petit bateau le menant à Kep l’air triste mais il ne savait pas qu’on lui avait réservé une surprise ! Cette journée fût off sans activités, nous restons à lézarder sur la plage jusqu’au couché du soleil.

Après 3 nuits sur l’île, le départ est arrivé. Nous prenons le bateau en direction de Kep où nous devons ensuite prendre un bus pour Sihanoukville. Nous changeons notre itinéraire pour retourner à Kampong Cham afin de fêter noël avec notre famille de cœur et y retrouver Sylvain !
Mais pour bien terminer notre aventure sur l’île, au moment de monter sur le bateau, le tabouret permettant normalement de facilité la montée céda sous mon poids me retrouvant sur le dos dans l’eau coincé comme une pauvre petite tortue. L’ensemble de la vie de voyageur au complet fût trempé, mais grâce aux sacs étanches protégeant mon ordinateur, mon appareil photo, mes papiers rien ne fût abimés. A contrario, durant ma splendide chute, mon téléphone lui se trouvant dans ma poche dans aucune protection gouta aux joies de la plongée sous marine et n’en est pas ressorti vivant…

« Rest In Peace mon cher ami, tu as su m’être d’une grande d’aide durant ces mois de barouds autour de l’Asie. 2015-2016 »

Le prix des entrées :

Pas de visite payante sur cette île le seul moment ou vous sortirez le porte monnaie c’est payer la nourriture. Qui est bonne est reste abordable valorisé les produits de la mer qui sont livrés tous les matins.

Où dormir :

Nous avons prix les bungalows les moins chères de la plage 6$ la nuit, le nom est yeay orm bungalows vous pouvez retrouvez les coordonnées dans l’article plus haut.

Comment se rendre de Kep à Rabbit Island :

Il vous suffira de prendre un ticket pour l’île, malheureusement pas de négociation possible cette fois-ci car une seule est même compagnie propose les trajets, à 8$ l’allez-retour.

Nos articles sur le Cambodge

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

© On est bien ailleurs 2016-2017. Tous droits réservés. Design, textes et photos par Chrys Boraschi & Jérémy Marion, sauf si spécifié.